Savoir être et mieux communiquer avec les enfants

Il est très important de faire attention à ce que nous disons aux enfants et notamment la manière dont nous reprenons leurs erreurs, que nous soyons parents ou éducateurs… L’enfant est en phase de développement. Il ne nous faut pas l’oublier.

Des petites phrases de violence ordinaire …

Apprendre à mieux communiquer avec les enfants

Quel adulte agacé, énervé n’a pas réprimandé un jour un enfant : « Quel malpoli, tu pourrais dire merci quand même » ou encore « Mais que tu es égoïste ! » ? Ces petites phrases, on les prononce pensant que l’on est dans notre rôle d’éducateur, d’adulte… Elles sont lâchées comme cela sans vouloir causer du mal et ont pourtant un impact dans la mémoire émotionnelle de l’enfant. En effet, un enfant vit très fort ses émotions. Quand il est content, il rit aux éclats, quand il est frustré il tape du pied et se roule par terre, quand il est contrarié il pleure et cela peut durer assez longtemps jusqu’à ce que la gestion des émotions soit acquise.

L’enfant vit et pense différemment d’un adulte. Pourtant on lui demande de rester sage, de ne pas bouger dans tous les sens, d’obéir, de manger ce qu’on lui donne… bref qu’il soit un petit être obéissant voire même plus responsable que bien des adultes eux-mêmes. L’enfant apprend alors à subir la position dominante de l’adulte, il l’intègre, c’est ainsi. Le fait que l’enfant soit un être vulnérable fait de lui une personne sur qui on peut plus facilement et malheureusement « passer ses nerfs ». Le plus souvent l’enfant ne se révolte pas, de peur de subir plus de violence encore. En revanche, il va de manière mimétique reproduire cette façon de gérer les relations « dominants-dominés » avec ses copains, ses cousins, cousines, ses frères et sœurs plus jeunes… Plus tard en tant qu’adulte avec son ou sa conjoint(e), ses enfants, son collègue de travail, les violences deviendront ainsi la norme.

D’autres manières d’être et de communiquer avec les enfants …

Alors, dans une posture d’éducation bienveillante des enfants, il suffira simplement de petit à petit gommer ces « petites phrases de violence ordinaire » et passer plutôt à l’explicitation de ce que nous adultes ressentons : « quand tu dis merci, ça me fait du bien, je me sens reconnu », « quand tu partages ton goûter, c’est chouette parce que tu fais du bien à l’autre et ça te fait du bien » …  
Sur le moment, l’enfant restera peut-être sur sa position, celle de ne pas avoir remercié ou partagé, mais les phrases douces et bienveillantes reçues iront directement toucher son cœur. Peu à peu, les mots résonneront et l’attitude future de l’enfant avec les autres n’en sera que transformée et bien meilleure !

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