Un réseau ACE confiné mais bien en mouvement !

En cette période de bouleversements sanitaires, sociaux et économiques, l’ACE poursuit sa mission auprès des enfants et des familles en renouvelant son engagement à leurs côtés : les liens par mail, téléphone et moyens des nouvelles technologies permettent de partager des nouvelles, des activités, des conseils aussi… Une plus grande attention à l’autre se vit, de même un élan de solidarité anime les acteurs de l’ACE.

Pour les permanents des associations départementales, cette période est compliquée car ils ont beaucoup de responsabilités et ont dû annuler beaucoup d’évènements : temps forts de fête, formations, mini-camps, pauses spirituelles, apportant ainsi son lot de déception. Mais ils n’en sont pas restés là. Initiative, créativité sont au rendez-vous, accompagnés en cela par l’outillage de la fédération nationale. Tous s’impliquent pour que l’ACE soit bien « en mouvement ». Ils se retrouvent chaque semaine via Zoom autour d’un « Café des permanents » avec l’équipe salariée du siège national et les membres de l’aumônerie pour partager leur vécu, leurs initiatives et aussi leur humeur du jour… Les permanents apprécient les propositions et initiatives de la fédération nationale, particulièrement cette rencontre régulière : ils se sentent moins seuls et c’est important en cette période particulière de télétravail.

Les permanents de l'ACE

Des régions éprouvées différemment…

« Chez nous dans le Grand Est, c’est très stressant : on a un pic énorme en Moselle (57). Toutes les familles ou presque ont des gens impactés. Trois prêtres sont en réanimation. Les enfants sont très pris par tout ce qui est scolaire. On a invité les enfants à faire des dessins pour les personnes en Ehpad. On emmène les dessins, ils sont désinfectés… enfin il y a toute une procédure…  J’ai des liens avec les autres responsables, avec l’équipe du CCFD-TS dont je fais partie. Je fais aussi à manger pour des personnes âgées. Et pour mes petits réfugiés c’est très difficile. La municipalité a permis d’aller les aider, avec le CCAS je suis en lien aussi avec eux. »

Dans le Haut-Rhin (68), le virus se répandait très vite donc on a tout annulé. Tout est à l’arrêt. Assez rapidement les enfants n’ont plus eu école, donc il n’y avait plus club non plus, avant les mesures de confinement national. J’essaie de garder le lien avec les responsables par SMS, par mail. Hier j’ai transmis le message de notre aumônier. J’essaie de garder le contact. « Dans le Bas-Rhin (67), nous avons lancé avec l’aumônerie des suggestions d’activités en direction des responsables et des enfants en club. Nous relayons aussi les activités proposées par l’équipe nationale. » « Nous, en Aveyron (12) on n’est pas touchés comme ça. On essaie de garder le lien avec les enfants des clubs par Internet, la majorité y ont accès. On a mis en place un Zoom pour les responsables de club, la fois dernière nous étions une vingtaine à y participer. On a pu échanger pour garder le lien. Le comité départemental s’est réuni virtuellement aussi. On a fait un petit journal qu’on envoie chaque semaine avec un carnet où les enfants peuvent noter leur humeur du jour. Le carnet sera amené au club après. » « La région Centre est très peu touchée par l’épidémie covid-19. Concernant le Loiret (45), Il y a eu comme une incompréhension mi-mars : les familles étaient surprises de voir les activités ACE annulées… On espère ne pas abandonner le projet des camps d’été de juillet. Les parents ont commencé à y inscrire les enfants… Les liens sont maintenus par mail et téléphone, avec des transferts de vidéos pour les enfants des clubs. »

Maintenir les liens, et en tisser de nouveaux…

« J’ai envoyé pour notre réseau en Ille-et-Vilaine (35) des activités qui sont sur le site de l’ACE et je n’ai pas tous les contacts des personnes… » « En Gironde (33), ça a été un peu difficile… Je ne connais pas tout le monde car j’ai pris mon poste récemment. Je n’ai pas tous les numéros de téléphone des parents ou des enfants. Le lien c’est avec les responsables de club. On a fait un groupe WhatsApp. Avec le bureau on a pu maintenir les liens par téléphone. Sur le département tous les enfants n’ont pas accès à Internet. » « En Normandie, dans l’Orne (61), j’envoie des messages aux familles, ça permet de rester en contact ». « Sur la région nantaise, on essaie de garder le lien avec les coordinateurs de secteurs. » « Sur Paris (75), on a annulé toutes les activités prévues. J’ai appelé les parents des enfants ; ils voudraient tous reprendre le club. On garde le lien. »

Lettres et journaux en direction des enfants…

« Concernant notre département du Nord (59), sur Lille, on est en train de préparer une lettre de M. Truc vers les clubs en lien avec Pâques. On a diffusé ce que le national a fait. On a annulé la réco. Mon pincement au cœur c’est que on touche des familles en grande précarité. Les familles n’ont pas l’outil informatique. Et les familles sont surchargées d’infos, et aussi avec l’école à la maison. Sur les Flandres, ce n’est pas forcément évident de travailler avec les enfants à la maison. On relaie sur le Facebook les idées du national. »

« En Maine-et-Loire (45), pour le lien avec les familles, les enfants, on a mis en place un document « Pause ACE » : une activité enfant et une phrase de méditation, verset de la Bible, Saint, etc. On a décidé de mener par Skype nos réunions de bureau et de comité départemental. Le projet de la semaine c’est d’appeler tous les responsables de secteur pour prendre de leurs nouvelles. » « Pour l’instant on n’est pas très touchés par l’épidémie dans le Pas-de-Calais (62). Habituellement nous diffusons chaque trimestre un petit journal pour faire le lien entre les clubs. On en réalise un spécial pour cette période de confinement. »


Au fil du temps, avec espoir, les liens tissés et les clubs vécus « autrement » laissent entrevoir un mouvement bien vivant qui prépare « l’après » car si habituellement la plupart des enfants rejoints par l’ACE ne partent pas en vacances en famille, nous ne souhaitons pas qu’ils vivent une double peine dûe au choc du confinement et à un été qui se ferait aussi sans camp ACE. Pour l’heure nous ne savons pas encore quelles seront les mesures nationales prises par l’Etat en la matière, mais nous travaillons à penser un accueil de vacances ACE « autrement ».

À suivre…

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