26/09 – Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié

Vers un nous toujours plus grand !

Nous sommes appelés à rêver ensemble. Nous ne devons pas avoir peur de rêver et de le faire ensemble comme une seule humanité, comme des compagnons de route, comme les fils et filles de cette même terre qui est notre maison commune, tous frères et sœurs.

Pape François

L’Église célèbre le 26 septembre la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié comme chaque année depuis 1914. C’est l’occasion pour l’ACE d’exprimer l’attention que portent les enfants aux personnes vulnérables, qui ont été contraintes de quitter leur pays, leur famille, leur foyer, quelle qu’en soit la raison, mettant en lumière les nouveaux défis de la mondialisation aujourd’hui à notre porte, avec les peurs qu’elle suscite et les chemins de fraternité qu’elle ouvre pour chacun.

Nous observons que le « nous » voulu par Dieu à travers sa création est « brisé et fragmenté, blessé et défiguré » et la période de pandémie que nous traversons ne cesse de nous le rappeler. Et comme souvent, ce sont les « autres » les premières victimes : étrangers, migrants, réfugiés, déplacés, victimes de la traite, marginaux, aux périphéries existentielles de notre société. Parmi lesquels les enfants figurent en bonne place. D’après l’Unicef, « près de 50 millions d’enfants sont en déplacement – 28 millions ont été chassés de chez eux par un conflit et des millions d’autres migrent dans l’espoir d’une vie meilleure et plus sûre. Beaucoup trop d’enfants sont confrontés à des dangers mortels, à la détention, à des privations et à des discriminations. »

C’est pourquoi le Pape, dans son message de la 107e Journée mondiale du migrant et du réfugié et comme il l’avait déjà fait dans son encyclique Fratelli Tutti, enjoint les hommes et les femmes de notre temps à construire et défendre un « nous » qui ne laisse plus personne à la marge : « Plaise au ciel qu’en fin de compte il n’y ait pas “les autres”, mais plutôt un “nous” ! » D’où le thème de cette journée, « Vers un nous toujours plus grand », pour ainsi « indiquer un horizon clair pour notre parcours commun dans ce monde ». C’est un engagement que ne manqueront pas de prendre les enfants qui sont amenés et appelés à rencontrer dans leur environnement proche cet autre dont il est question. A Pau par exemple, un club est composé d’enfants venus du bout du monde. Leurs copains n’hésitent pas à se mobiliser pour qu’ils obtiennent des papiers !

Ce dont il est question, c’est, en écho aux paroles de Paul en son temps, de plus que jamais « faire corps » pour avancer vers ce « nous » toujours plus grand ! « Dans la rencontre avec la diversité des étrangers, des migrants, des réfugiés et dans le dialogue interculturel qui peut en naître, nous avons l’opportunité de grandir en tant qu’Église, de nous enrichir mutuellement. » rappelle le Pape François. Cet appel s’adresse à tous les hommes et à toutes les femmes du monde, mais aussi à tous les enfants qui ont bien souvent un tour d’avance en matière de solidarité. A leur mesure, ils travaillent en famille, à l’école, dans leur quartier ou leur village, à « recomposer la famille humaine », une famille qui n’exclue personne. Pour les accompagner, l’ACE a, cette année encore, en lien avec le Service national de la Pastorale des migrants, élaboré des fiches pédagogiques qui abordent de manière ludique et conviviale les grands enjeux de l’accueil.

Les migrations contemporaines nous offrent l’opportunité de surmonter nos peurs pour nous laisser enrichir par la diversité du don de chacun. Ensuite, si nous le voulons, nous pouvons transformer les frontières en lieux de rencontre privilégiés, où le miracle d’un nous de plus en plus grand peut s’épanouir.

Soyons-en convaincus !

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