Retour sur les camps de l’ACE de la Meuse | Episode 1

La saison des camps de l’ACE de la Meuse a démarré dès la première quinzaine de juillet. Le premier camp a eu lieu dans le Puy-de-Dôme, à Espinchal. « Ce camp, le plus long, s’est déroulé avec 45 adolescents. Le temps fut pluvieux et il a fallu composer avec… Les repas et leur organisation ont rythmé la journée. Il y avait une équipe cuisine pour le midi, et une pour le soir ainsi que des animateurs de repas responsables de la coordination. C’est toujours formateur pour les ados de s’occuper eux-mêmes de ces tâches, au service de tous. Souvent il y a une activité le matin et une l’après-midi. Le soir, il y a la veillée ! Un rallye pour découvrir l’environnement a été organisé. » raconte Paul Goery, président de l’ACE de la Meuse. « Les enfants viennent d’horizons souvent différents : enfants d’agriculteurs, enfants de cadres, de profs… Certains viennent d’environnements ruraux, d’autres viennent de la ville. Le bouche-à-oreille fonctionne très bien ! » L’équipe organisatrice nous raconte ce cap de deux semaines à deux pas des volcans d’Auvergne…

La recette des camps Triolo ? Partir quinze jours hors du département (souvent bien loin), remplir un bus et une remorque pour découvrir de nouveaux horizons. Et au cœur du camp, vivre trois jours de projet : un mini séjour hors du camp en petits groupes.

Cette année, l’ACE Meuse a permis à 42 enfants, âgés de 11 à 16 ans, 20 garçons et 22 filles venant pour la grande majorité d’entre eux des quatre coins de la Meuse, de partir en camp Triolo du 6 au 20 juillet. Ils ont été accompagnés par 12 animateurs bénévoles : Père Benoît (directeur), Lorette (directrice adjointe), Père Bernard (aumônier), Jules (entretien), Julien (infirmerie), Léonie et Augustin (intendance), Sophie et Chloé (multimédia), Tessa (courses), Robin (compta) et Florian (matériel péda). Pour beaucoup d’entre eux, anciens Triolos, c’était la première fois qu’ils passaient de l’autre côté du miroir !

En 2021, cap au Centre, direction Espinchal, petit village du sud du Puy-de-Dôme, à la frontière avec le Cantal. Superbe lieu de camp : une aire naturelle à l’écart du village, en terrasses (un espace pour dormir, un autre pour la vie quotidienne, un pour les grands jeux, un pour les fils à linge et tout en bas d’une pente à 16%, le bloc sanitaire !

Le soir du départ à Lacroix-sur-Meuse, grande joie sur le visage des jeunes et de leurs parents : après une année blanche (Covid oblige), enfin l’occasion de repartir en camp. D’autant que Bernard, Lorette, Alexandra, Yannis et Benoît étaient partis en repérage dès le 1er janvier 2020 ! Le thème cette année : « Sans les parents au milieu des volcans. » Le ton était donné !

Un merveilleux accueil nous a été réservé par le maire, qui s’est plié en quatre pour qu’on ne manque de rien : électricité, tables, bois et agglos, même le barbecue municipal a été réquisitionné, apporté en tracteur par des jeunes de la commune.

Ce qui est précieux en camp ACE, ce sont les activités, les grands jeux, les veillées, tous ces moments où l’on s’amuse. C’est aussi le fait de partager la vie quotidienne : tout le monde s’engage pour que « tourne » le camp. Monter les tentes, faire la cuisine, la vaisselle, l’entretien ensemble, animateurs et triolos. Préparer et animer les jeux à plusieurs, en apportant sa touche, ses compétences, ses talents. Faire équipe, notamment dans la préparation et la réalisation des projets : le réseau des maires a permis à tous les groupes de trouver refuge dans les salles des fêtes ou ferme des alentours. Tout seul, on va peut-être plus vite mais ensemble on va plus loin. Dépasser ses limites, dans sa tête, mais aussi avec ses pieds grâce à l’ascension du Puy de Sancy. Découvrir et s’amuser en passant une journée à Vulcania. C’est aussi un lieu pour grandir, s’épanouir, s’ouvrir à plus grand que soi. L’autre, le groupe, Dieu aussi : pour la première célébration, le P. Bernard nous a fait méditer sur la parabole de la perle de grand prix. Et pour la seconde, le P. Benoît a mis l’accent sur l’importance de dire merci (c’est le sens du mot eucharistie).

Certes, la météo ne nous a pas fait de cadeau : le ciel a souvent été bas, très bas, quand il ne nous tombait pas sur la tête. Les nuits fraiches aussi. Mais ça n’a pas entamé le moral des troupes. Les quelques jours de grand soleil en fin de séjour ont fait oublier le reste.
Plus encore, une première depuis de nombreuses années : la possibilité de faire des feux de camp : moments magiques pour terminer la journée.
Et déjà rêver à l’an prochain ?

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