Jérôme Vilette, un nouveau visage à l’ACE nationale


Jérôme Vilette - ACE

Un nouveau visage a rejoint récemment le Conseil d’administration de l’ACE nationale. Jérôme Vilette a grandi et habite dans le quartier des Sablons au Mans. Responsable de club ACE depuis 1995, il est l’actuel président de l’association départementale de la Sarthe. Son goût pour l’éducation des enfants l’a également amené à devenir professeur des écoles. Convaincu que « l’ACE, une chance pour les enfants, l’Eglise et la société », il nous raconte comment la pédagogie de l’ACE influence sa façon d’enseigner.

Depuis quand es-tu impliqué dans l’ACE ? Qu’y as-tu découvert ?

« Je n’ai pas fait d’ACE enfant. J’ai commencé à m’occuper d’un club en remplaçant une responsable en 1995… Depuis, j’y suis resté fidèle ! J’ai été permanent du département de la Sarthe de 2001 à 2004, puis trésorier pendant 2 ou 3 ans. Et maintenant, je suis président depuis 7 ou 8 ans. Je me suis formé au projet et à la pédagogie de l’ACE.

Club ACE Jerome Vilette

J’ai ainsi découvert toute la richesse du mouvement qui considère l’enfant comme un être à part entière et le rend acteur comment le rappelle notre orientation « place et participation des enfants ». Je me suis pleinement retrouvé dans ce mouvement et ai grandi avec. J’ai toujours aimé m’occuper des enfants. Plus jeune, j’ai encadré des colonies paroissiales… Aujourd’hui, j’anime un club de Triolos et suis professeur des écoles.

Je suis convaincu que l’ACE est une chance pour les enfants, l’Eglise et la société. Il n’y a pas vraiment d’endroit où l’on parte de la parole des enfants, où ils sont acteurs. Toute la pédagogie de projet pour améliorer la vie autour de nous : on se rend compte que l’enfant est capable d’agir si on lui donne les moyens de l’aider. La relecture aide beaucoup … Il y a un ancien Triolo qui est devenu président de la JOC. L’inter-mouvement a marché ! Prendre la parole devant les autres, cela marche bien en ACE parce qu’il y a la relation de confiance entre les enfants qui ne se sentent pas jugés. »

Jérôme, quel métier exerces-tu ?

« Après ma maîtrise d’histoire, j’ai voulu préparer le concours pour devenir professeur des écoles. C’est à des enfants du primaire plutôt qu’à des collégiens que je voulais enseigner et transmettre ce que j’ai reçu : du savoir, mais aussi du savoir-être pour les aider à s’intégrer dans la société. Le jeune âge des élèves me plait : ils sont émerveillés, curieux et ont soif d’apprendre… Aujourd’hui, je suis remplaçant pour des classes de la petite section de maternelle au CM2. J’ai choisi de travailler en école primaire pour avoir le temps de créer du lien avec des élèves que j’ai toute la journée ! »

Selon toi, quels sont les points entre l’ACE et l’école ? 

Les Sablons au Mans

« A l’école comme à l’ACE, je tâche d’être attentif aux besoins des enfants et je cherche à les faire grandir pour être des citoyens de demain. Le lien avec les parents est important à l’école comme à l’ACE… Pour une bonne scolarité, il est important que les parents et l’institution scolaire œuvrent dans le même sens. De même en ACE, nous sommes convaincus de l’importance de créer du lien avec les parents pour leur faire voir ce que l’ACE apporte à leurs enfants et les fidéliser.

La place du jeu à l’école et à l’ACE est également un exemple des similitudes entre école et ACE. Par le jeu, l’enfant se socialise, apprend à vivre avec les autres et structure de nouvelles connaissances. La pédagogie de l’ACE m’influence dans ma façon d’enseigner. J’essaye d’être attentif aux élèves qui me sont confiés et être à leur écoute, et les responsabiliser … facteurs, photocopies, celui qui efface le tableau, etc. Le délégué de classe comme le délégué de club. A l’école, j’ai aussi un système de médiateur. »

Et quelles différences y-a-t-il entre l’ACE et l’école ?

« En revanche, à l’ACE nous partons vraiment de ce que les enfants du club veulent faire alors qu’à l’école, il y a un programme à respecter et des compétences à acquérir. Il y a moins de liberté de choix pour l’élève, et la liberté pour l’enseignant est dans la manière d’y parvenir.

Le jeu qui tient une grande place à l’ACE et à l’école maternelle voit sa place diminuer à l’école élémentaire où les activités deviennent plus scolaires et l’écrit prend une plus grande place. La vie de club permet aux enfants de monter des projets, ce que l’école ne fait pas ou peu. Peu de pédagogie de projet à l’école… Je sensibilise un peu à l’environnement, un peu seulement. »

Quelle place tient ta foi dans ton engagement à l’ACE ?

« L’ACE me permet d’être acteur dans la foi, de vivre les valeurs chrétiennes, et de permette aux enfants de faire la rencontre de Jésus… J’organise les recollections qui permettent de voir comment chaque enfant a grandi au cours de l’année. On fait le lien entre la vie de club et la vie de foi… Comment peut-on améliorer la vie autour de nous et au nom de qui le fait-on ? Comment cela nous fait-il grandir d’aider les autres ?

En ce moment, le projet du club de Triolos que j’anime est la protection de la planète. Une opération nettoyage est prévue. Le Club des Perlins cherche à aider les enfants du Burkina Faso. Ils ont vendu des chocolats pour Pâques … et ils leur reverseront les bénéfices. »

Les commentaires sont clos.