Merci au Père Denis Durand, aumônier national de l’ACE, qui part pour une autre mission


Le Père Denis Durand, à droite, est intervenu lors de la rencontre sur le thème de la spiritualité dans le mouvement et l’accompagnement spirituel.

La mission du Père Denis Durand comme aumônier national de l’ACE prendra fin en août. Après sept années passées auprès de l’ACE, ce prêtre qui vient de fêter ses 20 ans de sacerdoce va s’occuper de la Pastorale des quartiers populaires dans le diocèse de Séez. Membre de l’Institut des Prêtres du Prado, cette nouvelle mission, comme celle de l’ACE, rejoint sa vocation à être au service des « plus petits ». La grande famille de l’ACE le remercie pour son engagement pour la vie spirituelle des enfants.

C’est à Flers que Denis Durand est né et a grandi avec ses parents, « des personnes très attentives à ceux qui vivaient pauvrement. »
A 5 ans, Denis reçoit comme cadeau le journal Perlimpinpin et c’est ainsi qu’il découvre l’ACE. Il deviendra Perlin puis Fripounet et Triolo. A 17 ans, il est responsable de club. « Si l’ACE n’avait pas été présente dans les quartiers, je n’aurais pas été autant touché. J’aime aussi beaucoup que les enfants soient acteurs de leur association, confie-t-il. Ma vocation de prêtre, c’est grâce à un aumônier de l’ACE et à mes copains de la JOC que je l’ai découverte. » témoigne Denis.
Car à 11 ans déjà, l’idée de la vocation sacerdotale lui traversait l’esprit. « Lorsque le prêtre de mon quartier qui s’occupait de l’ACE m’a demandé si j’avais déjà pensé à devenir prêtre, j’ai répondu oui. C’est l’exemple de ce prêtre, un priant, tourné vers les jeunes en difficulté qui m’avait donné envie d’être au service des « plus petits ».

Denis Durand, membre de l’Institut des prêtres du Prado

Lors de son ordination diaconale, la parole suivante a résonné en Denis :

Portrait du Pere antoine Chevrier © Institut despretres du PRADO


« Recevez l’Évangile du Christ, que vous avez la mission d’annoncer. Soyez attentifs à croire à la Parole que vous lirez, à enseigner ce que vous avez cru, à vivre ce que vous aurez enseigné. »

C’est avec un père blanc que Denis a été ordonné. « Le thème de notre ordination était être missionnaire ici et là-bas. Lui, c’était en Afrique et moi c’était ici, en France. »

A Lyon, Denis fait la rencontre de la communauté des prêtres de l’Institut du Prado. « C’est une société de prêtres fondée par le bienheureux Père Antoine Chevrier. Ce prêtre lyonnais, dans les années 1850, avait racheté une salle de bal désaffectée du quartier de la Guillotière à Lyon pour y accueillir des enfants en errance. »

C’est ainsi que le Père Denis est engagé dans cette communauté de prêtres dont la vocation rejoint la sienne : œuvrer pour les enfants, pour les pauvres et pour les paroisses.

Une mission tournée vers « les plus petits »

Denis Durand entre en formation pour le ministère presbytéral à l’âge de 18 ans, tout en faisant des études pour devenir comptable. Il passe quelques années sans participer à l’ACE.

Mais en 1995, alors qu’il était à Lyon, le responsable de la Formation monde ouvrier lui a confié le soin de démarrer quelque chose avec les enfants. « J’ai ainsi relancé l’ACE en créant un premier club sur la commune de Francheville » raconte-t-il. Puis de retour dans son diocèse de l’Orne et devenu prêtre, Denis Durand sera l’aumônier diocésain de l’ACE durant une dizaine d’années. Et en 2012, il a été appelé par la CEF à devenir l’aumônier national adjoint puis en 2013 l’aumônier national et a ainsi changé de perspective sur le mouvement. « J’ai vu des réalités très diverses qui m’ont invité à dire quel pouvait être l’essentiel aujourd’hui. Selon moi, c’est d’aider à cultiver le jardin intérieur de chaque enfant. A l’ACE, les enfants doivent trouver une écoute bienveillante et une attention à ce qu’ils ont envie de vivre. Si les responsables ne s’attachent pas à cela, l’ACE passe à côté de sa vocation. » Au cours de son mandat, le Père Denis aura veillé à ce que le mouvement soit fidèle à l’Evangile et aux intuitions de ses fondateurs, les pères Gaston Courtois et Jean Pihan, tous deux Fils de la Charité.

Les enfants sont apôtres des enfants !

Pour les fondateurs de l’ACE, les enfants sont les apôtres des enfants. De cela, Denis peut témoigner : « Je me rappelle de Julien, un enfant qui venait à l’ACE en club. Un enfant plutôt malmené par la vie et très difficile. La vie de club lui a permis de se poser et je l’ai vu évoluer au cours des quatre ou cinq années passées à l’ACE… » témoigne Denis, convaincu que les enfants sont apôtres des enfants. « Je me souviens aussi d’Elodie qui avait été accueilli en club bien que sa mère ne voulait pas qu’elle entende parler de Jésus et de ce qui concernait la foi chrétienne… On a accueilli cette enfant et respecté le choix de sa mère. Elle n’a donc pas été au caté mais, au contact des autres enfants, elle s’est posé la question du baptême… et a été baptisé quelques temps plus tard. » raconte Denis, heureux de raconter les fruits de l’ACE.

Vers une nouvelle mission dans les quartiers populaires du diocèse de Séez

La mission de Denis comme aumônier national prendra fin cet été. « Mon évêque vient de me nommer délégué diocésain à la pastorale des quartiers populaires qui est une création dans le diocèse de Séez. Je deviens curé modérateur de la paroisse Saint-Pierre-Saint-Paul-en-Bocage et prêtre coopérateur de la paroisse du bienheureux Marcel Callo. » Au cours de ces années, le livre de Gaston Courtois « Quand le Seigneur parle au cœur » a beaucoup nourri sa vie spirituelle. « Je repartirai de cette mission plus que jamais convaincu que l’attention à l’autre est première. Les missions que j’ai reçues m’ont fait cheminer. Je crois que j’ai donné et que j’ai aussi reçu. » Une réciprocité signe de l’action du Saint-Esprit…

Le mouvement de l’ACE remercie chaleureusement Denis Durand pour le grand soutien qu’il a apporté durant ces sept années et lui souhaite une très bonne continuation dans ses nouvelles missions pour le diocèse de Séez…


Christus vivit

Le pape François s’adresse aux jeunes et à leurs accompagnateurs

203. Je tiens à souligner que les jeunes eux-mêmes sont des agents de la pastorale de la jeunesse, accompagnés et guidés, mais libres de rechercher de nouveaux chemins avec créativité et audace. Par conséquent, il serait superflu que je m’arrête ici pour proposer une sorte de manuel de pastorale des jeunes ou un guide de pastorale pratique. Il s’agit surtout de mettre en jeu l’intelligence, l’ingéniosité et la connaissance que les jeunes eux-mêmes ont de la sensibilité, de la langue et des problématiques des autres jeunes.

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