Chantal Bocquet, présidente d’association départementale fidèle à l’ACE

A l’ACE de Haute-Savoie, dans les montagnes et les vallées, six clubs accueillent chaque mois une trentaine d’enfants. Adolescente, Chantal Bocquet faisait partie d’un club. Aujourd’hui, elle en anime un et veille, en tant que présidente, à ce que les temps forts se mettent en place. Elle témoigne ici de son engagement pour les enfants et les responsables ACE de Haute-Savoie.


Depuis quand êtes-vous présidente de l’ACE74 ? Quels sont vos autres engagements à l’ACE ?

Chantal Bocquet - ACE

« Je suis devenue présidente de l’ACE en 2010 mais mon implication dans l’ACE remonte à plus longtemps ! En effet, j’ai deux histoires à l’ACE. J’en ai une d’une quinzaine d’années, de mon adolescence jusqu’à mes trente ans durant laquelle j’ai été en club, puis responsable de club et enfin membre de l’équipe départementale. A cette époque, les rassemblements accueillaient des centaines d’enfants venus des quatre coins du département. Il y a eu jusqu’à 500 enfants en clubs.

La seconde histoire a démarré pour mes 47 ans, à l’occasion des 70 ans de l’ACE. En 2009, j’ai reçu un appel pour prendre la présidence départementale car Marie-Aimée, la présidente de l’époque souhaitait laisser sa place et je suis ainsi devenue présidente départementale en 2010 puis présidente de la région Auvergne – Rhône – Alpes en 2012.
Aujourd’hui, je suis également animatrice d’un club à Saint-Pierre-en-Faucigny (74) »

En quoi consiste la fonction de présidente d’une association départementale ?

Chantal Bocquet entourée des membres du Comité départemental de l’ACE 74 lors de la session de rentrée

Ch. B. : « Être présidente, c’est être présente, animer l’équipe départementale et veiller à ce que tous les temps forts se préparent et se passent bien. L’équipe départementale – ou comité départemental – est un lieu où l’on relit, où l’on échange et l’on réfléchit. On essaye de faire avancer les choses pour que tout se passe bien au niveau du département, au sein des clubs et entre les clubs. Que les clubs puissent se retrouver en temps forts, que les responsables soient formés pour être bien en adéquation avec le projet du mouvement et les résolutions votées par les enfants. Il faut impulser tout cela pour que ça se réalise vraiment ! Je veille à ce que les décisions prises au niveau national rejoignent bien notre terrain, et que les informations du terrain remontent au national. Notre Comité départemental se réunit tous les deux mois. »

Quels sont les temps forts de l’année ?

Ch.B. : « L’année est ponctuée par des temps importants comme la session départementale de rentrée qui a eu lieu cette année le 28 septembre. Chaque année je participe avec un autre membre du CD à la Session Régionale de Rentrée, ce qui nous permet ensuite de redonner la formation reçue à l’ensemble des copains de département. C’est un temps très convivial et très apprécié des responsables et accompagnateurs. Ce temps de formation permet de « fédérer » avec la découverte de la nouvelle résolution, de découvrir les outils proposés et ainsi créer une dynamique pour l’année qui démarre. Il y a ensuite l’Assemblée Générale au mois de novembre. Les enfants y participent comme depuis de nombreuses années. S’ensuivent la recollection pour tous les clubs du département en mars – La dernière a eu lieu à Annemasse – une rencontre en avril des délégués et trésoriers de club, et en juin, nous organisons une fête départementale assimilée à une fête du jeu. Les enfants et les responsables participent activement à la préparation. Les enfants des clubs d’Annemasse ont fait une sortie luge en février dernier à Plaine-Joux (face au  Mont-Blanc). Cela a été organisé en lien avec l’espace de vie social du quartier du Perrier où sont implantés les clubs. Ce projet a été porté par les enfants et la mairie d’Annemasse a suivi. »

De combien de clubs se compose l’ACE de Haute-Savoie ? Où sont-ils ?

Ch.B. : « En Haute-Savoie, il y a 6 clubs. Deux dans la campagne autour d’Annecy, trois à Annemasse (quartier du Perrier) et un à Saint-Pierre-en-Faucigny que je coanime. C’est un club de Triolos qui a démarré il y a un an et demi avec trois enfants et une bénévole de l’ACE, Patricia, qui voulait redémarrer un club avec son fils.  Pour le moment nous avons un peu de mal à agrandir le club malgré les invitations que les enfants ont déjà pu faire. Le club se passe le vendredi après le collège de 17h45 à 19 heures. Les enfants utilisent bien la revue VITAMINE, ils sont fans des QUIZZ !  Ils ont participé au défi de la solidarité. Même s’ils ne sont pas nombreux, ils s’impliquent. Ils aiment bien jouer. Nous prenons beaucoup de temps pour discuter. C’est un âge où ils en ont besoin. »

Quel est le point fort de l’ACE pour les enfants ?

Ch. B. : « Ce que je trouve de formidable à l’ACE, c’est de donner la parole aux enfants et leur laisser la place pour qu’ils puissent réaliser les choses par eux-mêmes. Le respect de la parole partagée, l’attention que l’on porte aux enfants leurs permet de grandir et s’épanouir. A l’ACE on apprend à vivre ensemble. C’est un mouvement pour les enfants mais qui vit par les enfants.  

Il y a aussi beaucoup de respect et d’amitié entre nous les responsables. Ensemble on apprend à être attentif et savoir s’émerveiller de toutes les « petites choses». Personnellement, je viens d’une famille chrétienne mais je dois dire que c’est l’ACE qui a renforcé ma foi en ce sens où il y a dans son projet une place donnée « aux petits », un projet qui met l’homme au « cœur » et qui le veut debout. Je fais le parallèle avec ce que j’ai moi-même vécu en club puis en faisant partie d’une équipe JOC (avant de rejoindre l’ACO jusqu’à mes 32 ans). J’y ai découvert une foi active, vivante par ce que je vivais avec les copains. Engagée avec d’autre, capable de prendre ma vie en main, de faire des choix… l’ACE a construit la personne que je suis aujourd’hui ! »

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