Apprendre à exprimer ses émotions et faire preuve d’empathie

Palette infinie à l’image de la diversité des expériences de vie et des relations, l’émotion se traduit en actes, en paroles et en pensées.
Elle remplit plusieurs fonctions : elle permet d’évacuer des tensions, de s’adapter à une situation, de communiquer ou bien encore de se préserver, d’appréhender le monde et les autres. La peur, par exemple constitue une défense permettant d’éviter le danger.

Les émotions de l'enfant

Certaines émotions excessives peuvent être de véritables poisons ; elles troublent l’esprit, se répercutent sur le corps et peuvent nuire aux autres. Ces émotions perturbatrices prennent alors le visage de la violence, de la haine ou de la jalousie et sont une véritable souffrance pour celui qui les ressent comme pour celui qui les reçoit.

Pour gérer ses émotions, il est important d’être à l’écoute de son espace intérieur, d’observer d’où elles viennent, leurs conséquences pour soi et pour les autres, et enfin de les exprimer.
Ce que nous savons de la gestion des émotions en fonction des âges :

› Vers 5 ans, la plupart des enfants comprennent qu’un souvenir peut être à l’origine d’une émotion.

› Vers 7 ans, ils découvrent qu’un désir de quelqu’un (voir absolument sa maman) ou de quelque chose (posséder le dernier jouet à la mode) peut causer une émotion et que l’on peut dissimuler une émotion (je suis triste mais je ne le montre pas).

gestion des émotions de l'enfant› Vers 9 à 11 ans, ils expérimentent le fait que les émotions suscitées par nos actes, comme la fierté, le sens de l’honneur, la honte ou la culpabilité dépendent largement de normes sociales et peuvent être confuses. Ce n’est donc pas avant la première décennie de la vie qu’une émotion commence à être considérée comme fait intérieur (ressenti), socialement partagé (ayant une répercussion sur le groupe et dépendant du regard de l’autre) et moral (le bien et le mal).

Ainsi, plus un enfant est à même de comprendre ses émotions et à les garder en mémoire, plus il pourra comprendre ce que ressent l’autre et ainsi pouvoir se mettre dans sa douleur, sa joie ou son incompréhension.

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